troploin

AUTRE TEMPS

- notes -

 

 
(1) II était inévitable qu'après 1871 l'ordre établi n'ait vu le communard que sous les traits horrifiants d'une pétroleuse, avant de faire de la Commune le mythe rassurant d'un peuple dressé pour revendiquer ce que trois républiques lui ont ensuite accordé. Incapable de comprendre ce qui la remet en cause, une société retient des révoltes le superficiel pour en rejeter l'essentiel.

(2) "De ce que nous nommons perversions sexuelles, c'est-à-dire des transgressions de la fonction sexuelle relativement aux régions corporelles et à l'objet sexuel, il faut savoir parler sans indignation. Le manque de limites déterminées où enfermer la vie sexuelle dite normale, suivant les races et les époques, devrait suffire à calmer les trop zélés. (..) Je tiens sans hésiter pour hystérique toute personne chez laquelle une occasion d'excitation sexuelle provoque surtout ou exclusivement du dégoût." Freud, 1905

(3) "Peut-être que les enfants d'aujourd'hui au lieu de mentir se réfugient dans le virtuel, l'avantage du mensonge est qu'il les confrontait au réel, avec le virtuel il n'y a plus de possibilité de confrontation." Yves Lemoine, L'Infini, n°59 consacré à "La question pédophile", 1997.

(4) C.Gallaz, id.

(5) Ce thème est abordé dans deux articles de La Banquise: "Pour un monde sans morale",n°1, 1983 (disponible sur le site "troploin"), et "Pour un monde sans innocents", n°4, 1986.

(6) La bonne conscience occidentale dénonce le travail des gamins dans les pays pauvres, sans s'émouvoir que l'école primaire américaine (et bientôt européenne) enseigne comment vendre, acheter (en billets fictifs), faire fructifier son capital, comparer ses performances, etc. Le second sort est préférable au premier, dira-t-on. Sans doute: mieux vaut vivre patron à Denver que salarié surexploité à Peshawar. Mais l'un suppose l'autre. Jamais la critique morale ne pensera l'unité du monde.